Covid long comme maladie professionnelle ?

Une infirmière, née en 1983, a été contaminée par le Covid-19 lors de son travail. L’assureur LAA, dans un premier temps, a reconnu cette infection comme maladie professionnelle et a fourni ses prestations d’indemnités journalières et de traitements.


Dans un deuxième temps, l’assureur LAA a mis fin à toutes prestations sur la base d’une expertise dont il ressortait que, désormais, au degré de la vraisemblance prépondérante, il n’y avait plus de lien entre l’infection au Covid-19 et l’état de santé de l’assurée. Le Tribunal des assurances du canton de Zurich confirma cette décision et l’assurée recourt dès lors au Tribunal fédéral (TF).

Cette autorité rappelle tout d’abord que la justification d’une cessation de prestations doit être prouvée par l’assureur (le fardeau n’étant pas à la charge de l’assuré), et cela au moins au degré de la vraisemblance prépondérante (confirmation des arrêts 150 V 188, cons. 4.2 et 146 V 51, cons. 5.1).

L’assurée contestait naturellement la valeur de l’expertise qui aboutissait à supprimer le lien de causalité entre l’infection au Covid-19 et les atteintes à la santé ; cette expertise indiquait que diverses atteintes existaient déjà avant la contamination et que le statu quo était désormais rétabli.

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